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Cézard peint,

et voici de la passion en acte, voici l’œuvre d’un combattant qui se livre à une apocalypse de signes, il y a là du jeu, du jazz, de la sueur jouissive !
Le trait d’arabesque, abracadabrantesque, le trait portrait d’une audace, d’un ressenti inexploré !

Alain Cézard fait ce que la fantaisie et la folie sans préméditation, lui ordonnent de faire, à la grâce du cœur ! Certains de ses tableaux sont pour lui le miroir d’une vie vouée à observer le sang, les larmes d’une époque fantoche et qui amoche toujours obstinément, le rêve d’un monde meilleur. Peindre pour lui, c’est attabler le tohu-bohu, c’est ouvrir le théâtre d’une frénésie gorgée de signes par lesquels viendra soudain la belle envie de voler, car voyez-vous voler dans les plumes de l’émotion, ça ne regarde que nos yeux !  

Alain l’ancien facteur ne court pas les garrigues de la création, feuille à dessin sous le coude, pour faire le joli cœur : il ne renonce pas à des ronces, il n’empêchera pas un accroc dans le trop-bien-cousu, son coup de patte se laisse entendre de Lubéron en Bavière, de Knokke-le-Zoute et jusqu’aux vignes d’Anjou ! Voilà vingt ans qu’il remue le bouillon de culture avec un sans-gêne de débutant.  



Cézard peint, et il ne s’agit pas ici d’utiliser la toile, mais plutôt de s’approprier le tout-venant, le carton, l’isorel, la peau du cul de la lune s’il le faut, enfin tout ce qui tombe sous les mains de l’artiste, peu importe le matériau, si c’est la joie de faire qui vient l’éblouir ! Longtemps facteur, je l’ai dit, un cheminant mélancolique, avec le Rêve pour unique pousse au cul !  Et puis un jour, qui peut choisir, la sacoche du postier, hé bien c’est comme ça, la voilà enceinte d’une santé précaire. Alors on doit serrer sur son cœur un autre métier, inviter dans sa vie une autre manière d’être aux autres, et de ce boulot de facteur, ne garder que l’instinct du « passeur ». Cézard rêve haut, c’est pour ça qu’il dessine à genoux, dans une vieille écurie, tout ce qui touche aux assises, et nous prépare vers les hauteurs. Aujourd’hui il signe son dessin sous les doubles auspices de l’Amitié et de la Sainte-Victoire.  Cézard distribue les Couleurs (brandissant sa palette comme jadis, la lettre) à toi, à moi, à nous, homme d’une qualité humaine contagieuse, le rencontrer vous nettoie comme le Mistral !

Sa peinture ose toutes les passions, parfois même, elle aime se laisser trousser par le verbe. Son allant, tel un carquois toujours bien pourvu de flèches, frappe tous ceux qui l’approchent, ah que ses épiphanies de lumière continuent à faire mouche !  De Julésie en Papouasie (en passant par la Lorraine) hé bien oui, ça se voit, et de mieux en mieux quand Cézard, le peintre-facteur, écrit sur la grande lettre du ciel :
Je danse, donc je jouis !
Claude  Billon



Sa peinture nous parle de ce qu’il aime, la trace et le jet furieux, la frénésie d’y aller à coups de taches, de touches, en peinture Cézard se tient à la pointe du combat jovial, il pelote des filles-feuilles, des flammes à combustion ailée, il chasse les gris maussades pour se griser de couleurs où redouble la santé ! Oui c’est dans la rapidité qu’il jette son fracas d’humeurs, et ce qui se montre là tient au moins compagnie à ce qui ne peut se montrer. L’œil a le cœur gros, il n’a pas d’autres repères que ce jailli d’inconnu. Mais si cette furia de signes vient parfois dérouter le spectateur, elle met surtout en déroute l’indifférence ! Lettres éclatées, mots tombés de mains invisibles, qui donc parle ici, est-ce le facteur chance qui improvise ou son talent inachevé ? Pour garder à l’œil la préférence du dessin, la ligne invente tout un petit monde de personnages dont le poing et pas seulement le poing, dont le cœur aussi était enceint. Cézard peint, contre les mille et une nuisances de la réalité, en convoquant des voix, des signes barbares, des joies d’encre et ce fourre-tout salvateur qui, sans jamais pâlir devant l’adversité, tableau après tableau, finit par tirer de l’émotion humaine, quelques uns de ses plus audacieux, délicieux portraits sauvages !

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Ses Distinctions.